J’ai changé d’objectif

Dernièrement, j’ai eu du mal à «laisser sortir le méchant», ou même à mettre des mots sur ce grand méchant. J’ai manqué de temps pour écrire, et même pour aller au gym. Depuis près de deux mois, je n’y allais que deux fois par semaine, eh oui. Ça me déprime un peu d’y penser, d’me regarder dans le miroir, de voir des photos de gym sur mon Instagram… MAIS, j’ai des choses à vous dire aujourd’hui, donc même si c’est difficile, truth must be told.

Évidemment, je me suis rendue malheureuse à ne pas faire de sport. En fait, je l’étais déjà, je traînais ça depuis un moment. Peut-être 4 mois, peut-être plus. Un genre de déprime saisonnière, de remise en question et de négligence envers moi-même; rajoutez à ça une baisse d’estime de soi et ça vous donne un beau cocktail molotov. C’est durant ma session d’automne que j’avais décidé que ça suffisait, que ça marchait plus. Psychologue, yoga, mandala, n’importe quoi pour faire descendre l’anxiété. Et pourtant, depuis fin janvier, ça ne s’améliorait pas.

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Avec ma folle session d’université, mes heures de jobs qui ont un peu augmentées, et mes travaux qui n’arrêtent plus (pourquoi?????!!!) depuis le début de février. Pour aider, vu que je n’ai pas de voiture et que mon gym est à 3 autobus de chez moi (je sais, pas brillant), j’ai tout simplement manqué de temps. Mes journées auraient dues être constituées de 30 heures pour que je puisse tout faire. J’ai donc dû coupé, j’y suis allée avec la logique : mon chum? J’LE GARDE. Le gym? N’est pas essentiel à ma vie, même si je pense totalement le contraire. L’école? Coûte 1700$ la session… je devrais me concentrer là-dessus pour pas perdre d’argent. Donc, c’est avec regret que je me suis mise à la tâche. J’ai enchaîné du 7h30 le matin à 19h30-21h, tous les jours, école, travaux, boulot, on arrive à la maison, on fait les lunchs, on relaxe un peu, on se couche à minuit, et on recommence.

Oui, j’ai repris du poids. Depuis un bon moment déjà, ma diète était plus efficace parce que je ne la suivais plus à la lettre. J’me sentais un peu faible, alors j’ai décidé que pour la première fois depuis environ 8 mois, j’allais manger intuitivement. Je veux un biscuit ? Lemme eat the cookie. J’ai décidé de faire autrement. Comme la perte de gras ne servait plus à grand-chose, car je ne suivais pas ma diète on point et que je n’avais pas le temps de m’entraîner, je me suis dit : pourquoi pas en profiter pour essayer de réaugmenter mes charges? Ça faisait très longtemps que je n’avais pas squatté plus que 15lbs dans le «rack à squat» (et oui, j’ai honte).

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Et tu sais quoi? Je me sens bien. Oui j’ai repris une p’tite beds, mais je peux lever TELLEMENT PLUS. J’ai plus de fesses (pas juste du gras, j’te jure), mes pipes commencent à montrer le bout de leur nez, et j’commence même à avoir un mini-rikiki-peu de dos! J’me suis jamais rendue compte à quel point ce que je mangeais influençait mes performances, mais ça fait toute la différence! J’ai recommencé à m’entraîner un peu plus, environ 3 fois semaine, et je peux augmenter mes charges à.chaque.entraînement. Je squatte même 1 plate (j’capote).

Je me suis fixée des nouveaux buts, j’ai décidé d’arrêter de focusser sur le poids, c’est déprimant et c’est trompeur en plus. J’ai décidé de me fier à mes performances, de viser un tout autre accomplissement. Je me suis mis des objectifs de performance :

  • Être capable de faire des pull-ups d’ici la fin de l’été
  • Squatter 1 plate et demi d’ici le 21 juin
  • Faire 10 beaux push-ups (sur les genoux) d’ici le 21 juin

Ce genre de trucs. ET JE SUIS MOTIVÉE, comme je l’ai rarement été. Morale de cette histoire, si tu commences à déprimer, si tu es découragée et pas fière de toi, même quand tu mets tous les efforts que tu peux, fixes-toi d’autres buts. Y’a pas de mal à repousser un deadline, à le remettre à un autre tantôt. C’est dur pour l’orgueil, je sais, mais si c’est ce dont tu as besoin, FAIS-LE. La vie est trop courte pour se rendre malheureux avec des choses qui nous rendaient pourtant hype au départ. Revois ta manière de le percevoir, c’est peut-être là qu’il y a un petit truc qui cloche.

Camille Arcand
Camille Arcand
Camille est une étudiante en psychoéducation à l'Université de Montréal. Elle a récemment découvert sa passion pour l'entraînement physique et s'intéresse plus particulièrement aux problèmes alimentaires et psychologiques, ainsi qu'a l'estime de soi s'y rattachant.

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